
Poppy a 9 ans. C’est une petite fille unique de bien des façons. Elle est blonde, charmante, gaie comme un pinson, gâtée pourrie, colérique, aimante, hypersensible. Elle adore les animaux, surtout les chiens, et se prend parfois pour un toutou. Elle aime lire et dessiner. Plus que tout elle aime l’iPad. Elle chante, danse, pleure, crie, imagine, aime, interroge, regarde, mange, dort, lit, va à l’école… comme personne.
Elle est hyperlexique, a su lire avant de parler vers 2 ans ½, et elle fait partie des 1 à 2% d’enfants diagnostiqués autistes en France. Cela ne la définit pas mais colore toute sa vie, de teintes vives et flamboyantes.
Alors que les guerres de chapelle font rage autour de l’autisme et des prises en charge à mettre en place pour accompagner ces enfants atypiques, Poppy grandit (presque) sans étayage.
De quelle autonomie disposera-t-elle plus tard ? Comment l’accompagner ? Sera-t-elle à 20 ans à l’université ? ou bien dans un environnement protégé, chantant Charles Trenet et dessinant des fresques animalières sur les murs ? Une option vaut-elle mieux que l’autre ? Nous pensons que non, que la mesure de sa réussite sera son rire cristallin et qu’il dépend de la bienveillance dont notre société saura faire preuve avec elle.
Nous ne voulons pas changer Poppy, nous voulons changer le monde autour d’elle, et ça commence ici.

