Poppy SilverSpoons #38

Bienvenue dans notre newsletter sur l’autisme et la vie, au contenu scientifiquement (ou pas) approuvé par moi-même.

Je suis Anne, maman neuroatypique de Poppy, autiste hyperlexique de 10 ans, collectionneuse de chiens en peluche et gonfleuse de bombes à eau.

Si vous souhaitez en savoir plus sur nous, lire ou écouter les précédents numéros parus, rendez-vous sur le blog Poppy SilverSpoons.

Sans plus attendre, en rubriques et illustrées, version light car c’est l’été, nos pensées de la semaine :

LA VIE – LECTURES D’ÉTÉ

Quand Poppy était petite, nous avons vite remarqué qu’elle était en décalage dans ses apprentissages, accumulant de nombreux retards, surtout en motricité, et un énorme îlot de compétence : la lecture. Nous avons décrit dans de précédents numéros l’hyperlexie de Poppy et expliqué plus généralement ce qu’était l’hyperlexie (quand les mots sont soulignés dans la newsletter, vous pouvez cliquer dessus pour aller directement sur l’article auquel on fait référence).

Pour résumer, Poppy a su lire très tôt, vers 2 ans et demi. Elle a un large vocabulaire, une orthographe et des constructions de phrases complexes naturellement sans faute, depuis ses premiers mots. À ce super pouvoir très étonnant s’ajoute une curiosité insatiable pour les langues étrangères.

Ce n’était pas une simple avance de quelques mois, c’était un fossé, un avantage concurrentiel évident. J’osais à peine alors imaginer jusqu’où cela la mènerait… Mozart de la littérature. Si elle était capable de tout lire à 3 ans, elle aurait vite fait le tour des petites histoires pour bébé, elle lirait Victor Hugo à 5 ans et Nietzsche à 10, Shakespeare en anglais.

Probablement qu’elle composerait des sonnets pour commencer, passerait de la poésie à la prose par les haïkus en idéogrammes pour livrer à l’humanité émerveillée le Mahabharata des temps modernes, ses personnages rejoindraient Jésus Christ et Harry Potter au panthéon des destinées humaines.

Je méprisais un peu les scénarii simplistes des habiletés sociales : si elle avait du mal à appréhender les émotions, la littérature classique allait lui apprendre les nuances des affections, une énorme banque de données à laquelle se référer en toute situation…

Poppy a 10 ans. En septembre elle entre en CM2. Dans le « pack rentrée » de l’école il y a 2 livres à lire durant l’été, 2 petits romans d’une centaine de pages. On a commencé par « le premier dessin du monde » dont le sujet devrait l’intéresser : un petit garçon à la préhistoire, qui a l’idée soudaine de tracer dans le sable la silhouette d’un bison.

On rame. Vraiment. Déjà l’année dernière on n’a pas failli arriver au bout du « puma aux yeux d’émeraudes ». Elle refuse de lire. Alors je lis. Marta lit. Dad lit. On lit à voix haute, on résume, on pose des questions pour voir si elle a compris. Un demi-chapitre à la fois, qu’on répète encore et encore. Elle s’en fiche. Elle baille, se bouche les oreilles, veut fuir. « Les livres sans images sont pour les enfants sans imagination. » nous sert-elle.

Et hier soir, je la surprends qui s’assied face à la chenille trouvée dans le jardin et ouvre son livre… « Je vais te lire une histoire Stevie. C’est « le premier papillon du monde ». » Elle tourne les pages et lit « il était une fois une petite chenille qui s’appelait Stevie et qui cherchait un endroit pour construire sa chrysalide ».

Ommmmmmmm

Anne

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LA SEMAINE #38 DE POPPY (récit tapé par Poppy seule)

Cette semaine, j’ai lu le premier dessin du monde avec un Killik.

Je vais vous montrer ma semaine en images.

J’ai un nouveau masque qui m’empêche de boire la tasse.

C’est le chien Sweety avec un portrait la représentant. On va l’emporter à paris et je l’accrocherai au plafond de mon lit.

Après la baignade, avec Jeanne, je lis Astrapi, dont deux vintages qui étaient à ma mère quand elle avait mon âge.

Je dessine tous les personnages de Winnie l’Ourson dans différents styles (ex: j’ai dessiné Coco Lapin version cubisme).

Je lance des cailloux pour faire des ricochets.

Grande Edna, Floyd et Edna font de la balançoire à bascule. Ils ont aussi fait du toboggan.

Je cours sur le terrain de basket. Je file comme un Bip-Bip. Astrapi je te pi, Astrapan je te pan !

Je promène le chien Sweety en laisse.

C’est une chenille qui s’appelle Stevie. Je l’ai trouvée dans le jardin, avec Marta. On l’a capturée avec des bâtons pour ne pas avoir de boutons.

Je suis dans la forêt des Rêves Bleus et je traverse sur le petit pont.

Et en revenant, Sweety était comme ça !

Il va falloir la laver avec le jet.

That’s all Folks !

Poppy

Les précédentes aventures de Poppy en cliquant ici

A mi-chemin entre « The Geek Girl », « On the spectrum », « As we see it » et « the A word », voici une série sur l’autisme pour ados qui plaira aussi aux non-autistes et aux adultes.

Le héros, Sam, un adolescent autiste, cherche à comprendre un monde qui lui échappe et à s’y faire une place. Mais très vite on s’aperçoit que « personne n’est normal » dans cette série : (spoiler alert) une mère hyperprotectrice adultère dépressive, un père pompier mou du genou, une grande soeur bisexuelle, une petite amie carrément freaky, un copain obsédé, une psy déjantée… tout le monde se cherche et Sam paraît finalement le plus au clair avec ce qu’il espère de la vie : aller en Antarctique pour voir de très près les pingouins.

4 saisons déjà en streaming sur Netflix, de quoi occuper agréablement quelques soirées.

Lien vers la page de la série sur Netflix

Plus de contenu culturel sur l’autisme dans nos archives

L’HISTOIRE DE POPPY

Kiff, Edna, Lola Bunny et Tigrou grimpent en montant les escaliers qui vertigent. Edna s’assote (se passionner avec excès) des carabistouilles (bêtises, mensonges). Saperlipopette ! Kiff l’écureuil fait du cerf-volant dans l’escalier ! Il se coince jusque chez Rose l’albatros. Le cerf-volant se coince devant la télévision. Kiff tire son cerf-volant,mais le cerf-volant est trop occupé à regarder les dessins animés. Dino-City, Peppa Pig et La fête des mots sont tout de même meilleurs que de se faire voler par Kiff l’écureuil. Kiff tire le cerf-volant, qui regardait les minijusticiers. Kangou et Rou kangourouent (bondir) lorsque Kiff, Edna, Lola Bunny et Tigrou arrivent dans la chambre. Kiff, Tigrou et Lola Bunny dessinent un gros cœur. Dedans, ils mettent Vil Coyote, Bip-Bip, Daffy Duck, Titi, Gros Minet, Taz, Bugs Bunny, Tigrou, Kiff et Edna.  Toc toc toc ! Le vent les amène dans un grand voyage dans les nuages… Kiff et Barry le lapin veulent rentrer chez eux, mais ils se retrouvent embarqués dans une aventure étrange par le vent…Tigrou, Edna et Lola Bunny aussi ! Le vent les emmène à la préhistoire, puis dans l’Égypte antique, puis dans la Grèce antique, puis au Moyen Âge, puis à la Renaissance, puis en 1875, puis en 1941, puis dans le futur, en 11 024. Et enfin… de nos jours, à Denfert-Rochereau, dans la rue Le Grand Chien, dans la garderie, dans la chambre, par terre. Sauf Barry le lapin, qui se fait JETER par terre par le vent ! 

Poppy

Les précédentes histoires de Poppy

Les précédents dessins commentés de Poppy

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