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Dans ma (lointaine) jeunesse, les livres occupaient une place de choix et j’avais une assez bonne culture générale à 20 ans, un vernis. Depuis que l’iPhone est entré dans ma vie, je dois bien avouer que je ne lis plus beaucoup… je « scrolle sur insta« . Et depuis que l’autisme est entré dans ma vie, je ne lis presque plus de romans ou de livres sur d’autres sujets. L’autisme est devenu mon intérêt spécifique.
Je me documente avant tout sur internet, mais j’ai toujours en cours un ou deux ouvrages sur l’autisme, des livres en vrai papier, que j’annote et surligne comme au temps de la prépa. Je donne ceux qui me plaisent à des personnes entourant Poppy, dans l’espoir qu’elles s’en inspirent, et je garde les autres en souvenir d’heures passées à soupirer de désespoir ou d’incompréhension.
Laissez moi mettre à plat sur le tapis les livres de ma première étagère, celle qui est immédiatement accessible, grimper sur un escabeau branlant et prendre une photo aérienne :

Il en manque quelques-uns mais on peut déjà faire un petit tour d’horizon.
Il y a plusieurs sortes de lectures sur l’autisme :
- les livres scientifiques. Ce sont les premiers auxquels je me suis intéressée, des livres sérieux, écrits par des médecins ou psychologues, des « professionnels ». Parmi eux, selon l’époque et la chapelle, vous trouverez des choses très différentes, à la fois sur la description de l’autisme et sur les recommandations de prise en charge. Certains sont carrément à côté de la plaque (et pourtant encore des références !) comme celui de Bettleheim, d’autres plus à la page, comme « Des gènes, des synapses, des autismes » de Thomas Bourgeron. Si je ne devais en garder qu’un, je recommande « l’autisme, une autre intelligence » de Laurent Mottron (le lien permet d’en lire les 44 premières pages).

- A gauche ci-dessus, les livres plus généraux qui replacent l’autisme dans la société, des livres d’histoire de la psychiatrie ou de philosophie, qui invitent à réfléchir sur le handicap en général. Parmi eux « Neuro-tribus » ou les livres de Charles Gardou, dont le sous-titre « Il n’y a pas de vie minuscule » éclaire ma réflexion.
Et puis il y a des livres plus grand public, des récits le plus souvent. Parmi eux je distingue 2 catégories :
- Les livres de témoignages d’autistes. Naoki Hidashida, Temple Grandin, Florian Forestier, Olivier Liron… racontent leur histoire ou comment ils perçoivent le monde. « Je suis né un jour bleu » de Daniel Tammet est un petit livre à offrir à toute personne un peu curieuse de l’autre. Certains militent activement pour changer une société qui n’est pas tendre avec eux.

- Les livres de témoignages de parents. Ils sont pléthore et là ça se complique. Rien que les titres me font hérisser les poils comme « ma victoire sur l’autisme » ou « un bonheur que je ne souhaite à personne »… Certains font pleurer dans les chaumières, d’autres racontent des tranches de vie vraiment intéressantes. Plutôt que de partir dans une diatribe à charge, je vais mettre de côté ce sujet épineux pour une autre fois, car il existe même un mot en anglais pour (nous?) identifier: les « autism mums ». Sachez simplement que chacune de ces histoires particulières en dit en général bien plus sur son autrice que sur l’autisme.

Je vous ai déjà parlé de certains livres dans les précédents numéros de notre newsletter, d’autres suivront. Voici le lien pour les retrouver tous sur Poppy SilverSpoons.
Si vous souhaitez avoir un conseil personnalisé, me demander mon avis perso sur un livre avant de l’acheter, ou si vous avez des recommandations je serais évidemment ravie d’échanger avec vous en privé par message ou en commentaire ci-dessous. N’hésitez pas !!!
Anne


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