Qu’est-ce que le stimming ?
Ce mot anglais vient de l’expression « self-stimulatory behavior », en français : auto-stimulation, un ensemble de mouvements répétitifs et stéréotypés qui ne servent aucun but apparent dans l’environnement. Ce sont des mouvements, des phrases, des bruits qui entrent dans la catégorie « stéréotypies et comportements répétitifs » du diagnostic de l’autisme. Par exemple Poppy flappe (elle bat des bras très vite) quand elle est joyeuse, elle émet des grincements quand elle se concentre, elle répète des phrases (écholalie) ou des chansons… mais d’autres se balancent, tournent sur eux-mêmes, marchent sur la pointe des pieds, agitent leurs doigts, se cognent la tête ou regardent tourner les tambours de machines à laver.
Longtemps les scientifiques et les professionnels ont essayé de supprimer ces stéréotypies qui leur semblaient à la fois envahissantes et stigmatisantes, merci. Les méthodes employées pour éradiquer les « comportements indésirables » furent tout aussi inventives que barbares. Certaines le sont encore.
Cependant de plus en plus d’études et de témoignages affirment l’importance du stimming pour les autistes et leur vertu thérapeutique. Au niveau neurologique, c’est un input sensoriel qui permet de calmer l’anxiété, réguler les émotions, faire face à une situation stressante, sentir son corps, se concentrer ou juste être bien !
Mon conseil sera donc de ne pas empêcher les stims des autistes mais plutôt d’éduquer le reste de la population sur la validité des différentes façons d’être au monde, d’y exprimer sa joie ou son anxiété, voire de les encourager à faire de même. D’ailleurs si j’en crois le nombre de vues des vidéos de slime, de nettoyage de tapis, ou le succès de l’ASMR, les neurotypiques aussi pratiquent le stimming.



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