Dans le cadre du PPS de Poppy nous avons participé cette semaine à la réunion ESS pour remplir le GEVA-sco. Mais vous ne savez probablement pas de quoi je parle…
En France, une fois le handicap de votre enfant reconnu par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées), se met en place à l’école un Projet Personnel de Scolarisation (PPS). Chaque année l’Equipe de Suivi de la Scolarisation (ESS) se réunit, avec les parents, pour remplir un document : le guide d’évaluation des besoins de compensation en matière de scolarisation ou GEVA-sco, qui permettra de mettre à jour l’accompagnement de votre enfant. Toujours flou ?
Chaque année, une réunion est organisée avec le directeur de l’école, l’enseignant de la classe ULIS, l’enseignant de la classe dans laquelle se passe l’inclusion, l’assistant de vie scolaire, le médecin scolaire, le psychiatre qui dirige le CMP du quartier, les différents professionnels assurant des prises en charge (ergothérapeute, psychologue, psychomotricien…), nous les parents et l’enseignant référent de la MDPH. Notez que bien que ces fonctions soient indiquées dans un masculin neutre discutable, pour la première fois cette année (la 7ème), un homme s’est glissé parmi les professionnels pour rejoindre Dad… Comme celui du soin, le monde de l’éducation est envahi par les femmes et ce serait tant mieux si elles y étaient bien rémunérées et considérées. Mais je tigresse, pardon. L’enseignante référente donc, anime la réunion et remplit un document qui nous permettra de demander des aménagements pour Poppy, de faire pour elle une scolarisation sur-mesure.
Pendant une heure, ce petit monde décrit la vie de Poppy à l’école, ses challenges, s’interroge sur ses comportements et sa vie sociale, se félicite de ses réussites, débat sur le meilleur lignage de ses cahiers ou l’opportunité de lui fournir un ordinateur en classe, examine son autonomie pour évaluer le nombre d’heures d’accompagnement individuel dont elle a besoin, réfléchit à la prochaine étape (le collège).
Bien sûr c’est un moment stressant, parfois frustrant ou décourageant pour les parents, mais c’est aussi une chance… Et quand ça se passe bien comme cette fois, quand chaque participant.e semble n’avoir en tête qu’une volonté d’accompagner Poppy le mieux possible, quel sentiment de gratitude pour toutes ces énergies déployées autour d’elle !

En savoir plus sur la scolarisation des élèves en situation de handicap.


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