Alexithymie

On sait que les autistes ont des particularités sensorielles, c’est même devenu un des critères diagnostic. On connaît moins un autre trait fréquent chez eux : l’alexithymie.

Du grec a/absence, lexis/mot, thymos/humeur, affectivité, sentiment, émotion : pas de mots pour les émotions. Le mot Alexithymia a été imaginé par un professeur de psychiatrie d’Harvard, Peter Emanuel Sifneos, en 1973. Il décrit une difficulté à identifier et exprimer ses émotions, parfois également celles des autres. Ce trouble touche aussi des personnes non-autistes. On pense qu’il affecte 1 personne sur 10 (Goerlich 2018).

Pendant longtemps, Poppy savait que quelque chose de négatif se passait en elle mais avait du mal à distinguer la tristesse de la fatigue ou de la maladie.

En aucun cas il ne s’agit d’absence d’émotion. Ce sont les mots qui manquent parfois, pas l’amour, ni l’enthousiasme, ni la colère…


Discussion

Une réponse à « Alexithymie »

  1. Avatar de Athi

    Bonjour Anne,

    J’aimerais éclaircir que c’est largement plus que simplement qu’un manque de vocabulaire. De ma propre expérience, l’alexithymie opère sur deux plans :

    • le plan extérieur :
      • peine à comprendre les expressions corporelles des autres
      • peine à se décrire ce qu’un autre ressent lorsqu’il dit qu’il vit telle émotion parce que le ressenti d’une émotion est, je pense, très personnelle
      • peine à comprendre qu’on est en train d’exprimer une émotion
        • ce qui ne veut pas dire qu’on ne l’exprime pas. A titre d’exemple je me sais content parce que je souris.
    • le plan intérieur :
      • peine à décrire ce qu’on l’on ressent
      • peine à identifier ce que l’on ressent
        • à titre d’exemple, faisant de la tachycardie je ne savais pas que l’anxiété déclenchait de la tachycardie. Je n’ai appris ce qu’était l’anxiété que l’an dernier

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