4 pour 1, c’est le sex-ratio actuel de l’autisme (Barthelemy, 2023). Cela veut dire qu’il y a 4 garçons autistes pour 1 fille diagnostiquée. Depuis les premières descriptions de l’autisme infantile, on note cette surreprésentation masculine. Un chercheur, Simon Baron Cohen, a même développé une théorie du « cerveau masculin extrême » qui caractériserait l’autisme (moindre empathie, meilleure systématisation) et serait supposément dû à une imprégnation d’androgènes durant la grossesse… Les féministes s’arrachent les cheveux. Des voix s’élèvent pour demander s’il n’y a pas plutôt une sous-représentation des filles parce que les critères du diagnostic, établis à partir d’observations sur de seuls garçons, ne sont pas adaptés aux filles qui sont également diagnostiquées plus tard. On observe effectivement que ce ratio tend à diminuer et de plus en plus de petites filles autistes sont diagnostiquées. Elles exprimeraient l’autisme de façon un peu différente et leurs atypies seraient plus socialement acceptées. Surtout, pour celles qui n’ont pas de déficience intellectuelle, elles seraient meilleures en « masking », cette compétence que développent (ou pas) les autistes (et plein d’autres originaux) pour passer inaperçus, faire le dos rond, se plier aux injonctions, quel qu’en soit le coût en énergie ou en souffrance.
Poppy ne semble pas encore avoir envie de se fondre dans le décor et c’est tant mieux !


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